Transport et mobilité

Rappeler leurs droits aux salariés

Les droits en matière d’aide au transport ne sont pas toujours connus des salariés. Depuis 2009, l’indemnisation de la moitié des frais de transports publics des salariés, entre leur domicile et leur travail, est obligatoire pour tous les employeurs et plus seulement pour ceux de la région parisienne. Cette indemnité s’applique également sur les services publics de location de vélos.

Développer le covoiturage

Même lieu de travail, mêmes horaires, proximité des zones d’habitation… C’est le contexte idéal pour encourager et mettre en place le covoiturage entre salariés. Pour cela, soit le CE ouvre une page dédiée sur son site Internet, soit il passe par une plateforme Web de mise en relation de covoiturage. Souvent déjà pratiqué de manière informelle, le covoiturage offre de nombreux avantages : il réduit l’utilisation des voitures, il permet d’économiser du carburant et il favorise le lien social entre les salariés. La démarche de covoiturage peut même être étendue à une zone d’entreprises.

Négocier avec l’employeur

Le coût de l’essence pèse lourdement sur les charges mensuelles des familles. Pour les salariés qui ne peuvent utiliser les transports en commun, pour cause d’horaires décalés par exemple, le CE peut négocier une prise en charge totale ou partielle de leurs frais de carburants. Il faut savoir que dans la limite de 200 euros par an, les frais de carburant alloués aux salariés pour leurs déplacements domicile-travail sont exonérés de cotisations et contributions sociales. Autre idée de négociation, demander à l’employeur de mettre en place un parking à vélo quand le contexte s’y prête : proximité géographique des lieux d’habitation, pistes cyclables, etc.

Négocier avec les entreprises publiques de transport

Les représentants du personnel peuvent légitimement se rapprocher des entreprises de transports en commun qui desservent leur établissement. Ils pourront par exemple tenter d’influencer le transporteur pour un allongement d’une ligne de bus, un élargissement des horaires de dessertes ou encore une augmentation du nombre de rotation. Certains CE ont également obtenu une réduction sur les abonnements des salariés.

Sensibiliser les salariés à la sécurité routière

Nombreux sont les organismes et associations qui proposent des actions de sensibilisation à la sécurité routière et à l’éco conduite. Pour un coût très minime, le CE pourra faire venir un intervenant qui détaillera les principaux risques routiers, notamment ceux liés à la consommation d’alcool.

Certains proposent même des outils pédagogiques comme une « voiture-tonneau » montée sur vérin, dans laquelle chacun fait l’expérience de l’importance du port de ceinture, des lunettes qui retranscrivent la vision en état alcoolisé (flou, perspectives déformées, champs de vision rétréci) ou encore un simulateur d’éco conduite.

Plan de déplacement d’entreprise, un outil complet

Le CHSCT et le CE peuvent solliciter l’employeur pour mettre en place un Plan de déplacement d’entreprise (PDE) afin d’établir un diagnostic et d’optimiser les déplacements liés à l’activité de l’entreprise. Le principe d’un PDE est de limiter le recours à la voiture individuelle par le développement d’offres alternatives. Ses leviers d’actions sont nombreux : favoriser le télétravail, aider les salariés à se loger à proximité de leur bureau, proposer des services de gardes d’enfants sur le lieu de travail ou encore louer des bureaux partagés. Un PDE peut également favoriser le covoiturage ou adapter les horaires des salariés à ceux des transports en commun. Ou encore, rembourser tout ou partie des abonnements aux transports collectifs, créer des aires de stationnement pour vélo ou proposer des services d’auto partage afin de limiter le recours à la voiture individuelle.